Lorsque vous consultez votre relevé bancaire professionnel et que vous repérez la mention « prlv b2b dgfip », il s’agit d’un prélèvement automatique effectué par la Direction Générale des Finances Publiques selon le schéma SEPA B2B. Ce mode de paiement, de plus en plus répandu dans les échanges entre l’administration fiscale et les entreprises, impose des règles spécifiques et un paramétrage rigoureux. Contrairement aux prélèvements classiques destinés aux particuliers, le prélèvement B2B ne permet aucun remboursement automatique après débit, ce qui exige une vigilance accrue de votre part. Ce guide vous accompagne pour comprendre les mécanismes de ce prélèvement, mettre en place votre mandat bancaire correctement, intégrer ces flux dans votre gestion de trésorerie et réagir efficacement en cas de difficulté.
Comprendre le prlv B2B DGFIP et son impact pour votre entreprise

Le prélèvement B2B DGFIP s’insère dans un cadre légal précis, distinct des prélèvements grand public. Avant toute action administrative ou bancaire, il convient de bien cerner ses contours, ses particularités techniques et les obligations qu’il fait peser sur votre société. Cette compréhension facilite ensuite chaque étape pratique et limite les risques de rejet ou de pénalité.
Comment fonctionne concrètement le prélèvement B2B de la DGFIP aujourd’hui
Le prélèvement B2B DGFIP repose sur le schéma SEPA Business to Business, réservé aux transactions entre professionnels. La DGFIP, en tant que créancier, émet un mandat que vous signez en qualité de débiteur. Ce mandat comporte une référence unique (RUM) et l’identifiant créancier SEPA (ICS) propre à l’administration fiscale. Une fois le mandat transmis à votre banque, celle-ci enregistre l’autorisation et vérifie systématiquement son existence avant d’accepter le premier prélèvement. Cette vérification bancaire constitue une sécurité supplémentaire : si le mandat n’est pas connu de la banque, le prélèvement est automatiquement rejeté. Concrètement, la DGFIP vous informe par courrier ou via votre espace professionnel en ligne des montants et dates de prélèvement à venir. Le débit intervient ensuite sur votre compte professionnel à la date convenue, sans nouvelle action de votre part.
Différences clés entre prélèvement SEPA Core et mandat B2B DGFIP
Le prélèvement SEPA Core s’adresse principalement aux particuliers et offre un droit de remboursement de 8 semaines après débit, voire 13 mois en cas de prélèvement non autorisé. Le schéma B2B, lui, exclut ce droit de remboursement : une fois le prélèvement effectué, vous ne pouvez plus demander un retour automatique des fonds à votre banque. Cette absence de révocabilité a plusieurs conséquences pratiques : vous devez vérifier en amont que les montants communiqués par la DGFIP correspondent bien à vos obligations fiscales réelles, et vous assurer d’une provision suffisante sur le compte au moment du débit. En contrepartie, le schéma B2B impose à la banque une validation stricte du mandat, ce qui limite les risques de prélèvements frauduleux. Pour votre entreprise, cela signifie une organisation rigoureuse des autorisations internes et un suivi attentif des avis DGFIP.
Pour quels types de paiements la DGFIP utilise ce prélèvement B2B
La DGFIP recourt au prélèvement B2B pour de nombreux flux financiers professionnels : impôt sur les sociétés, cotisation foncière des entreprises (CFE), cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), TVA, taxes sur les salaires, ou encore frais et produits divers que l’administration facture aux entreprises. Certains de ces prélèvements sont récurrents et programmés selon un calendrier fiscal précis, d’autres correspondent à des régularisations ponctuelles. Dans tous les cas, le prélèvement B2B garantit à l’administration un encaissement sécurisé et rapide, tout en vous offrant une meilleure prévisibilité : vous savez à l’avance quels montants sortiront de votre compte et à quelle date, ce qui facilite la gestion de votre trésorerie si vous intégrez ces informations dans vos outils de prévision.
Mettre en place un mandat de prlv B2B DGFIP avec sa banque

La mise en œuvre opérationnelle du prélèvement B2B DGFIP passe obligatoirement par l’enregistrement d’un mandat auprès de votre établissement bancaire. Sans cette étape, tout prélèvement sera refusé, avec des conséquences potentiellement lourdes en termes de majorations ou de relances. Voyons comment sécuriser cette phase fondatrice et éviter les blocages dès le départ.
Quelles démarches effectuer auprès de votre banque pour autoriser le prlv B2B
Lorsque la DGFIP vous transmet un mandat de prélèvement B2B, vous devez le signer puis le communiquer à votre banque. Selon votre établissement, cette transmission peut se faire directement en ligne via votre espace professionnel, par courrier postal ou en rendez-vous avec votre conseiller. Le mandat comporte plusieurs informations essentielles : le RUM (Référence Unique de Mandat), l’ICS de la DGFIP, votre IBAN et vos coordonnées professionnelles. Vérifiez que toutes ces données sont correctement renseignées avant envoi. Une fois reçu, votre banque enregistre le mandat dans son système et active l’autorisation de prélèvement pour le créancier DGFIP. Certaines banques exigent également une attestation ou un formulaire interne complémentaire pour valider le mandat B2B. N’hésitez pas à demander un accusé de réception ou une confirmation écrite de l’enregistrement pour sécuriser la procédure.
Comment vérifier qu’un mandat de prélèvement DGFIP est bien actif
Après transmission du mandat, connectez-vous à votre interface bancaire professionnelle en ligne. La plupart des banques proposent une rubrique dédiée aux mandats de prélèvement, où figurent les autorisations en cours, leur statut (actif, en attente, suspendu) et les références associées (RUM, ICS, nom du créancier). Si cette information n’est pas accessible en ligne, contactez directement votre conseiller par téléphone ou messagerie sécurisée pour obtenir une confirmation écrite. Idéalement, réalisez cette vérification quelques jours avant la première échéance de prélèvement DGFIP prévue, afin de pouvoir corriger une éventuelle anomalie dans les délais. En cas d’absence du mandat dans le système bancaire, relancez immédiatement votre conseiller en fournissant une copie du mandat signé et les références DGFIP.
Bonnes pratiques pour limiter les rejets et incidents de prélèvements B2B
Pour minimiser les risques de rejet, adoptez plusieurs réflexes simples mais efficaces. Intégrez dans votre tableau de trésorerie toutes les dates de prélèvement DGFIP connues, en vous appuyant sur le calendrier fiscal officiel et les avis reçus. Assurez-vous qu’une provision suffisante soit disponible sur le compte concerné au moins 48 heures avant chaque échéance. Paramétrez des alertes bancaires automatiques (SMS, e-mail) pour être informé de chaque débit DGFIP dès son exécution. En interne, désignez une personne responsable du suivi des mandats B2B : elle veillera à ce que tout changement de RIB, clôture de compte, fusion ou restructuration soit signalé simultanément à la banque et à la DGFIP. Enfin, conservez soigneusement tous les avis et confirmations DGFIP, ainsi que les preuves d’enregistrement des mandats, pour faciliter tout contrôle ou contestation ultérieure.
Intégrer le prlv B2B DGFIP dans votre gestion de trésorerie et vos outils
Une fois le mandat activé, l’enjeu se déplace vers l’exploitation opérationnelle : comment suivre efficacement les prélèvements DGFIP dans vos outils comptables, anticiper leur impact sur votre trésorerie et rapprocher rapidement les montants débités de vos prévisions fiscales. Cette intégration conditionne la fiabilité de vos reportings financiers et votre capacité à réagir vite en cas d’anomalie.
Comment anticiper l’impact des prélèvements DGFIP sur votre trésorerie mensuelle
Commencez par centraliser dans un document unique toutes les échéances fiscales connues : impôt sur les sociétés, CFE, CVAE, TVA mensuelle ou trimestrielle, taxes sur les salaires. Le calendrier fiscal officiel, disponible sur le site impots.gouv.fr, vous donne les dates limites de déclaration et de paiement. Pour chaque échéance, estimez le montant prévisible sur la base de vos résultats ou chiffres d’affaires récents. Intégrez ensuite ces prévisions dans votre plan de trésorerie mensuel, au même titre que vos autres charges fixes (salaires, loyers, fournisseurs stratégiques). Prévoyez une marge de sécurité d’au moins 10 % sur le compte prélevé, pour absorber un éventuel rattrapage ou une régularisation imprévue. Cette anticipation vous permet de piloter vos placements de trésorerie, de négocier sereinement vos lignes de crédit ou d’arbitrer entre paiements fournisseurs pour éviter tout découvert.
Paramétrer vos logiciels comptables pour le suivi des prlv B2B DGFIP
Dans votre logiciel comptable ou ERP, créez un tiers spécifique nommé « DGFIP » ou « Direction Générale des Finances Publiques ». Associez-lui des règles d’imputation automatique pour que chaque prélèvement soit affecté au bon compte de charges fiscales (comptes 63 pour taxes sur salaires, 64 pour impôts et taxes, etc.). Paramétrez vos journaux de banque pour reconnaître les libellés de prélèvement contenant les mentions « prlv b2b dgfip », « prelevement sepa dgfip » ou le RUM du mandat. Certains logiciels permettent de configurer des déclencheurs automatiques qui génèrent une écriture comptable dès détection d’un débit DGFIP sur le relevé bancaire importé. Ce paramétrage facilite grandement le rapprochement bancaire mensuel et limite les erreurs de saisie manuelle. Si votre volume de transactions fiscales est important, envisagez une synchronisation automatique entre votre espace professionnel impots.gouv.fr et votre logiciel comptable, via API ou connecteur dédié.
Gérer les écarts entre montants prélevés et montants attendus DGFIP
Il arrive que le montant réellement débité diffère de votre prévision initiale. Plusieurs causes sont possibles : pénalités de retard, intérêts de retard, régularisation suite à contrôle fiscal, ou erreur de calcul dans votre déclaration. Mettez en place un contrôle systématique chaque mois : comparez les débits DGFIP constatés sur votre relevé bancaire avec les avis d’imposition, avis d’acompte ou déclarations transmises. En cas d’écart supérieur à quelques euros, consultez votre espace professionnel en ligne pour vérifier si un complément de pénalité a été notifié ou si une régularisation figure dans votre compte fiscal. Si l’écart reste inexpliqué ou semble anormal, contactez rapidement votre service des impôts des entreprises (SIE) par téléphone ou messagerie sécurisée. Conservez une trace écrite de tous ces échanges pour documenter votre démarche en cas de litige ultérieur.
Gérer les incidents, contestations et évolutions autour du prélèvement B2B DGFIP
Même avec une organisation rigoureuse, des imprévus surviennent : rejet de prélèvement, erreur de montant, changement de banque ou volonté de modifier le mandat. Cette dernière partie vous guide pour gérer ces situations délicates, protéger vos intérêts et rester en conformité avec l’administration fiscale.
Que faire en cas de rejet d’un prélèvement B2B émis par la DGFIP
Un rejet de prélèvement DGFIP se manifeste par un code de rejet sur votre relevé bancaire, accompagné d’un libellé explicatif. Les causes les plus fréquentes sont : solde insuffisant sur le compte, mandat non enregistré ou expiré, coordonnées bancaires erronées. Dès réception du rejet, consultez votre banque pour identifier précisément le motif via le code de rejet normalisé (codes R01 à R99 selon la norme SEPA). Si le problème vient d’un manque de provision, approvisionnez immédiatement le compte et contactez la DGFIP pour régulariser le paiement manuellement ou programmer un nouveau prélèvement. Si le rejet provient d’un mandat non validé, vérifiez son enregistrement auprès de votre banque et retransmettez-le si nécessaire. Attention : un rejet de prélèvement DGFIP peut déclencher automatiquement des majorations de retard (10 % en général) et des intérêts. Anticipez donc cette régularisation pour limiter les pénalités financières et éviter une procédure de recouvrement forcé.
Peut-on contester un prélèvement B2B DGFIP et dans quelles conditions exactes
Contrairement au prélèvement SEPA Core, le schéma B2B ne permet aucun remboursement automatique via votre banque après débit. Vous devez d’abord analyser le bien-fondé du prélèvement en croisant vos déclarations fiscales avec les avis DGFIP reçus. Si vous constatez une erreur manifeste (double prélèvement, montant incorrect, base de calcul erronée), réunissez tous les justificatifs utiles : copie de la déclaration concernée, avis d’imposition, relevés bancaires, correspondances DGFIP. Saisissez ensuite par écrit votre service des impôts des entreprises, en exposant précisément les faits et en joignant les pièces probantes. Privilégiez la messagerie sécurisée de votre espace professionnel en ligne pour disposer d’un accusé de réception et d’une traçabilité complète. En cas d’erreur avérée, la DGFIP procédera à un dégrèvement ou remboursement, mais les délais peuvent être longs (plusieurs semaines à quelques mois). Si le désaccord persiste, vous pouvez engager une réclamation contentieuse auprès du conciliateur fiscal départemental ou, en dernier recours, saisir le tribunal administratif.
Adapter ou résilier un mandat de prlv B2B DGFIP en cas de changement majeur
Changement de banque, fusion, scission, cession d’entreprise ou simple modification de RIB exigent une mise à jour rapide de votre mandat B2B DGFIP. Commencez par informer simultanément votre nouvelle banque et la DGFIP de ces évolutions. Si vous changez d’établissement bancaire, signez un nouveau mandat avec les nouvelles coordonnées IBAN et transmettez-le à votre nouvelle banque pour enregistrement. Parallèlement, prévenez la DGFIP via votre espace professionnel ou par courrier recommandé, en précisant la date d’effet du changement et les nouvelles références bancaires. Si vous souhaitez résilier définitivement un mandat B2B DGFIP (par exemple en cas de passage à un autre mode de paiement accepté par l’administration), adressez une demande écrite motivée à votre SIE et informez-en votre banque pour clôture de l’autorisation. Attention : tant que le mandat reste actif dans le système bancaire et DGFIP, les prélèvements continueront, même si vous avez fermé le compte concerné, ce qui générera des rejets en chaîne et des pénalités. Anticipez donc ces démarches au moins un mois avant la prochaine échéance fiscale pour garantir une transition fluide.
Le prélèvement B2B DGFIP constitue aujourd’hui un mode de paiement incontournable dans les relations entre les entreprises et l’administration fiscale. Sa mise en œuvre exige rigueur et anticipation : validation du mandat auprès de votre banque, intégration dans vos outils de trésorerie, contrôle régulier des montants débités et réactivité en cas d’incident. En maîtrisant ces différentes étapes et en adoptant les bonnes pratiques décrites dans ce guide, vous sécurisez vos flux financiers, évitez les pénalités et gagnez en sérénité dans la gestion de vos obligations fiscales. N’hésitez pas à solliciter votre conseiller bancaire et votre SIE pour toute question spécifique, et conservez soigneusement tous les documents relatifs à vos mandats et prélèvements DGFIP pour faciliter vos contrôles futurs.
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